Droit au congé et durée
Tout salarié a droit à des congés payés. La durée légale des congés payés est fixée à 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif chez le même employeur soit 30 jours ouvrables (5 semaines) pour une année complète de travail effectuée durant la période de référence prise en compte.
Le calcul du nombre de jours de congés acquis est, en effet, effectué en tenant compte d'une période de référence. Celle-ci est fixée, en règle générale, du 1er juin de l'année précédente au 31 mai de l'année en cours. Les accords collectifs peuvent prévoir une autre période de référence (par exemple du 1er janvier au 31 décembre) en cas de répartition du temps de travail du salarié sur tout ou partie de l'année.
Les conventions ou accord collectifs peuvent également prévoir une durée de congés plus favorable que la durée légale. Elles peuvent également prévoir des durées de congés supérieures en fonction de l’âge, de l'ancienneté et pour les salariées ayant des enfants à charge.
L'indemnité de congés
Le congé annuel prévu ouvre droit à une indemnité de congés soit égale au dixième de la rémunération brute totale perçue par le salarié au cours de la période de référence soit égale à la rémunération que le salarié aurait perçue s'il avait continué à travailler.
La détermination des dates de congés
La détermination des dates de congés constitue une prérogative de l'employeur, dans le cadre de son pouvoir de direction. Il doit tenir compte de certains éléments (comme la situation familiale, l’ancienneté du salarié) afin de déterminer les dates de congés. La loi n’oblige pas l’employeur à tenir compte des vacances scolaires. L’employeur peut donc refuser les dates de congés demandées par un salarié mais ce refus doit être justifié.
Si le salarié ne respecte pas les dates de congé fixées par l’employeur, un licenciement pour faute simple ou faute grave peut être prononcé.
A noter : Les salariés mariés ou liés par un pacte civil de solidarité (Pacs) travaillant dans la même entreprise ont droit à un congé simultané.
En cas de maladie pendant les congés
En cas de maladie pendant les congés, La Cour de cassation a posé le principe selon lequel la maladie en cours de congé n'en suspend pas le cours et l'employeur n'est pas tenu d'accorder ultérieurement au salarié un reliquat du congé sauf dispositions conventionnelles plus favorables. La Cour de Justice de l’Union européenne s’est prononcée, quant à elle, dans son arrêt du 21 juin 2012 (affaire C78/11) pour le report de congés. En cas de litiges avec votre employeur sur cette question, veuillez-vous adresser au Conseil de Prud’hommes compétent.
Congés payés durant un arrêt maladie
Le code du travail français ne prévoit pas que le salarié puisse acquérir des congés payés pendant un arrêt maladie qui n'a pas d'origine professionnelle. Toutefois, la Cour de cassation a confirmé que cela est désormais possible conformément aux directives de l'Union européenne. Ainsi, le salarié en arrêt de travail en raison d'accident du travail ou de maladie professionnelle ou de maladie ordinaire est en droit d'acquérir des congés payés.
Vous trouverez plus d’informations ici
Don de jours de congés :
En France, la législation permet à un salarié ou agent public de renoncer à tout ou partie des jours de repos et de les donner à un collègue relevant du même employeur. Les jours de congés peuvent être donnés à un parent d'un enfant malade ou qui décède, ou à un collègue aidant familial. Le don s'effectue de manière anonyme et sans contrepartie. Dans le secteur privé, le don peut porter sur tous les jours de repos non pris, à l'exception des 4 premières semaines de congés payés. Dans le secteur public, les jours qui peuvent être donnés sont les jours de RTT et des jours de congés annuels.
Vous trouverez plus d’informations concernant le don de jours de congés ici : Don de jours de repos à un salarié parent d'enfant gravement malade ou proche aidant | Service-Public.fr
Don de jours de congé entre agents publics : dans quels cas est-ce possible ? | Service-Public.fr
Autorisation exceptionnelle d’absence pour certains évènements familiaux
Par ailleurs l’article L3142-1 du Code du travail accorde au salarié une autorisation exceptionnelle d’absence pour certains évènements familiaux (cf. liste ci-dessous). Ces autorisations exceptionnelles d'absence sont assimilées à des jours de travail effectif et n'entraînent donc pas de réduction de rémunération (article L3142-2 du Code du Travail).
Les congés pour évènements familiaux sont de :
- 4 jours pour le mariage du salarié ou pour la conclusion du PACS ;
- 3 jours pour chaque naissance survenue à son foyer ou pour l'arrivée d'un enfant placé en vue de son adoption ;
- 2 jours pour le décès d'un conjoint (ou d’un partenaire lié par le Pacs) ou d'un enfant ;
- 1 jour pour le mariage d'un enfant ;
- 1 jour pour le décès du père, de la mère, du beau-père, de la belle-mère, d'un frère ou d'une sœur.
- 3 jours pour le décès du conjoint, du concubin ou du partenaire lié par un PACS, du père, de la mère, du beau-père, de la belle-mère, d’un frère ou d’une sœur
- 12 à 14 jours pour le décès d’un enfant
- 5 jours pour l’annonce de la survenue d’un handicap chez un enfant
Des dispositions plus avantageuses (durée plus élevée que celle prévue par la loi, autres évènements donnant droit à congé) peuvent être prévues par les conventions ou accords collectifs.