Une personne qui habite dans un pays européen et travaille dans un autre pays a droit en principe à des prestations familiales dans le pays dans lequel elle exerce son activité professionnelle et également dans le pays dans lequel elle est domiciliée, ce qui ne signifie pas pour autant que les prestations familiales sont payées deux fois. Le règlement européen 883/2004 prévoit des dispositions qui indiquent très précisément quels droits sont ouverts dans quel pays. C’est la situation professionnelle des différents membres de la famille qui détermine quel est le pays qui verse prioritairement les prestations nationales dans leur intégralité et quel est le pays qui verse le cas échéant un montant différentiel, si ses prestations sont plus importantes que celles de l’Etat prioritaire.
En qualité de frontalier vous avez en principe droit aux prestations familiales dans le pays de votre activité. Des droits peuvent également être ouverts dans votre pays de résidence en fonction de la situation familiale et de l’activité de l’autre parent. Le règlement européen 883/2004 (chapitre 8) précise quel est le pays prioritaire, c’est à dire celui qui verse « en premier » ses prestations nationales dans leur intégralité, un complément pouvant être versé par l’état « non prioritaire », si ses prestations sont plus importantes que celles de l’Etat prioritaire (complément différentiel).
Le droit interétatique à des prestations familiales est régi prioritairement par la réglementation du pays d’activité : le pays dans lequel une personne travaille est en principe prioritaire pour le versement des prestations familiales. Pour les couples, le pays de résidence n’est prioritaire que si l’un des parents y travaille ou y perçoit des allocations de chômage (Principe : pays de résidence des enfants).
La règle de base est la suivante : l’activité détermine le caractère prioritaire.