La durée de versement de votre indemnisation est fonction de votre durée d'affiliation et de votre âge. Pour être indemnisé, vous devrez justifier de 6 mois d’affiliation minimum. La durée de l’indemnisation est limitée :
- à 730 jours (soit 24 mois) pour les personnes de moins de 53 ans,
- à 913 jours (soit 30 mois) avec possibilité d’un allongement dans la limite de 182 jours (6 mois) en cas de formation pour les personnes ayant 53 ou 54 ans,
- et à 1095 jours (soit 36 mois) pour les personnes de plus de 55 ans.
L’affiliation s’apprécie au vu d’une période de référence de 24 mois qui précède la fin de contrat de travail pour les personnes de moins de 53 ans ou de 36 mois pour les personnes à partir de 53 ans.
Durée d’affiliation et Période de référence | Minimum 6 mois d’activité au cours des 24 derniers mois ou des 36 mois pour les 53 ans et + |
Durée d’indemnisation | - Pour les moins de 53 ans : 182 jours calendaires minimum et 730 jours calendaires maximum
- Pour les personnes âgées de 53 et 54 ans : 182 jours calendaires minimum et 913 jours calendaires maximum
- Pour les 55 ans et + : 182 jours calendaires minimum et 1 095 jours calendaires maximum
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Nouvelles règles depuis le 1er février 2023
Pour les demandeur·e·s d’emploi dont la fin de contrat de travail ou la date d’engagement de la procédure de licenciement est intervenue à compter du 1er février 2023, la durée d’indemnisation chômage devient modulable en fonction de la situation du marché du travail. La durée de l’indemnisation est réduite de 25% si la situation du marché de travail est considérée comme « bonne ». La durée ne peut toutefois être inférieure à 182 jours (environ 6 mois). Le calcul du montant de l’indemnisation ou les conditions d’éligibilité à l’assurance chômage restent inchangées.
En application de la loi du 21 décembre 2022, le décret du 26 janvier 2023 introduit ce nouveau dispositif de modulation de la durée d'indemnisation.
Selon un principe de « contracyclicité », les règles d’indemnisation sont durcies lorsque la situation du marché du travail est considérée comme « bonne » et sont assouplies si la situation se dégrade.
Situation du marché du travail dite « bonne » | Situation du marché du travail dite « dégradée » |
Taux de chômage inférieur à 9% ou qui ne progresse pas de plus de 0,8 points sur un trimestre | Taux de chômage supérieur à 9% ou qui progresse de plus de 0,8 points sur un trimestre |
La baisse actuelle du chômage en France (de 9,5% à 7,3%) et les difficultés de recrutement dans certains secteurs économiques explique la modulation à la baisse de la durée d’indemnisation de l’assurance chômage.
A l’expiration de leur droit, les demandeur·euse·s d’emploi pourront éventuellement bénéficier d’un complément de fin de droit prolongeant leur durée d’indemnisation si l’état du marché du travail se dégrade.
Exemple 1 : durée d’indemnisation initiale de 24 mois | Exemple 2 : durée d’indemnisation de 6 mois |
Si la fin du contrat intervient après le 1er février 2023, la durée d’indemnisation passe à 18 mois. Cependant, si les demandeur·euse·s d’emploi n’ont pas retrouvé de travail et si le taux de chômage dépasse 9% à la fin de ses droits, les demandeur·e·s bénéficieront d’un complément d’indemnisation de 6 mois. | La durée d’indemnisation reste la même quel que soit l’état de la situation économique. |
Prolongation et fin du versement
A noter : Pour les demandeurs d’emploi de plus de 62 ans, et qui touchent l'ARE depuis au moins 1 ans, la durée de versement peut être prolongée jusqu'à l’âge d’attribution d'une retraite à taux plein ou jusqu'à l'âge limite d'activité, s’ils ont cotisé 12 ans à l'assurance chômage (dont une année continue ou de 2 ans discontinus au cours des cinq années précédant la fin du contrat de travail) et s’ils justifient de 100 trimestres de cotisation retraite. Le versement de l'ARE est maintenu dès 61 ans et 7 mois pour les personnes nées en 1954 et 61 ans et 2 mois pour celles nées en 1953.
Les demandeurs d’emploi en fin de droits peuvent bénéficier, sous réserve de conditions, de l’allocation de solidarité spécifique (ASS). Pour les personnes sans ressources ou disposant de faibles revenus, il est possible de demander le RSA (revenu de solidarité).